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Résumé :
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Nous craignons que la vérité soit déconsidérée dans les sociétés occidentales au profit de la rumeur, du soupçon et de l’entêtement dans la croyance non fondée. Philosophie et théologie nous ont appris à nous méfier autant de l’idéologie que du mensonge. Le régime de la « vérité » ne vaut peut-être pas mieux que celui de la « post-vérité », le dogme que l’opinion fausse. Les raisons que la philosophie a eues de se méfier de la « volonté de vérité » lui ont permis de déployer une approche féconde de la vérité comme une exigence inconfortable pour l’individu, mais indispensable à la vie commune. Elle suppose un rapport de confiance entre les citoyens et les institutions ; or la confiance est à la fois un affect et une vertu épistémologique, éthique, politique et métaphysique, qu’il revient à chacun d’entretenir et de cultiver.
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