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Résumé :
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Devant différents débats qui se tiennent dans l’espace public sur l’opportunité de prioriser l’amour des autres, la notion de catholicité de l’Église apporte un éclairage théologique en fournissant les critères selon lesquels l’idée d’une priorisation serait légitime en régime chrétien, s’il se réfère à l’approche qualitative ouverte par l’amour évangélique. En s’appuyant sur l’évolution de l’« option préférentielle pour les pauvres » chez G. Gutiérrez, sur la place de la « memoria passionis » chez J.-B. Metz et sur l’écho ecclésiologique de la méthodologie mise en place par la « Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église », la « Commission reconnaissance et réparation » et l’« Instance nationale indépendante de reconnaissance et réparation », cet article montre l’impact correctif d’une priorisation, à condition de la référer à l’amour évangélique. En repoussant sans cesse les frontières de l’universel, celui-ci crée les conditions de possibilité d’une fraternité universelle.
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